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L’INVERSION DE HIERONYMUS BOSCH – roman

Oeuvre écrite

Conte du xxie siècle, péplum ou roman du simulacre ? L’Inversion de Hieronymus Bosch est la première pierre du livre des Strates. À l’ère Dubaï du capitalisme, dans un temps où des villes entières s’exportent et s’importent comme des sacs à main, un «pionnier» arrive dans un Paris recréé au Texas — à la façon d’un Las Vegas géant. LWK, ascète sadien et silencieux — un Steve Jobs de la sexualité virtuelle — lance sur le marché des Pleasure Sweets et des Pleasure Box qui font sa fortune. Dans ce Paris disney-isé, l’ambiance est celle d’un tableau de Jérôme Bosch sans péché. Autour de LWK se croise une élite globalisée et parasite qui célèbre le règne de ce designer du désir. Jusqu’à ce que… un tremblement de terre et un incendie précipitent la fin de son monde. Reprenant le schéma de la « guerre contre le terrorisme » des années Bush, L’Inversion de Hieronymus Bosch déplace le clash Orient-Occident. Ce ne sont pas deux «cultures» qui s’opposent. Le livre invente et rêve une forme indienne de djihad : revendiquant des catastrophes naturelles, un moine mystérieux, The Monk, fiction poétique et politique à l’intérieur du livre, cible les usines de LWK. Par un enchevêtrement de langues — poésie lyrique, articles de journaux, slogans politiques ou publicitaires, citations cinématographiques, mise en abîme qui ne cesse de mettre en cause, pour le lecteur, la réalité des situations décrites, sommes-nous dans un péplum hollywoodien ou dans la réalité psychédélique du temps présent ? — le livre déplace l’histoire contemporaine. Il la rêve autrement en entretenant un vertige profond lié à l’instabilité des lieux, des objets, des identités.

« Il s’arrêta un moment pour fixer dans sa mémoire l’image de ce printemps paradoxal où, sous un ciel sans nuages, par les premières chaleurs de juin, le Danube avait décidé d’assaillir la ville. »

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